Ententes d’évaluations

Sommaire :

  • Introduction
  • Objet de l’entente
  • Comment se déroule la négociation?
  • Points importants – Aide mémoire 

  • Introduction

    Il existe à l’UQAM une pratique démocratique, inscrite dans le règlement 5 et le règlement 8 de l’UQAM, qui exigent qu’une entente soit conclue entre l’enseignant-e et les étudiant-e-s inscrit-e-s dans chaque groupe-cours sur les aspects suivants :

  • le nombre et les échéances des évaluations;
  • la pondération respective des contenus ou objets d’évaluation dans l’évaluation globale.
  • L’entente d’évaluation constitue un gain historique issu des premières luttes étudiantes visant à démocratiser l’enseignement. De fait, les étudiant-e-s de chaque groupe-cours ont le droit et la responsabilité de s’entendre avec l’enseignant-e à propos du déroulement du cours, de la charge de travail demandée, des échéances et des modalités d’évaluation. Cette entente doit toutefois respecter les modalités et échéances déjà établies, lorsque s’effectue une évaluation commune à plusieurs groupes d’un même cours.

    Objet de l’entente

    Lors du premier cours, l’enseignant-e doit déposer son plan de cours (syllabus) qui devrait contenir :

  • le sigle et le titre du cours ;
  • le descripteur officiel du cours (résumant le contenu en quelques lignes) ;
  • les objectifs proposés par l’enseignant-e ;
  • le contenu des apprentissages (la matière enseignée) ;
  • les modes d’évaluation des apprentissages (résumés de lecture, exposés, examens), le nombre de travaux à remettre, la pondération, les échéances, la forme d’évaluation (individuelle ou collective) ;
  • les critères d’évaluation;
  • les modalités d’organisation du cours (cours magistraux, laboratoires, séminaires, progression dans la matière).
  • En pratique, tous ces éléments peuvent être soumis à la discussion et intégrés dans l’entente d’évaluation. Cette entente doit être consignée et doit intervenir dans les deux semaines qui suivent le début officiel des cours (ou dans un laps de temps proportionnel s’il s’agit d’un cours à horaire spécial, par exemple un cours intensif). L’entente à laquelle souscrivent l’enseignant-e et la majorité des étudiant-e-s présent-e-s doit être signée par l’enseignant-e et par deux étudiant-e-s du groupe-cours qui agissent alors à titre de témoins.
    IMPORTANT : Il est important de s’assurer que le document final correspond à l’entente conclue verbalement Il est également important de s’assurer que les étudiant-e-s qui signeront l’entente soient choisi-e-s à cette fin par le groupe-cours. De plus, il faut s’assure que la signature de l’entente ait lieu en classe et non lors d’une pause ou après le cours. Il est par ailleurs suggéré de noter les modifications apportées au plan de cours afin d’assurer un suivi tout au long de la session et d’ainsi faire respecter ladite entente. Celle-ci peut être modifiée en cours de session avec l’accord de l’enseignant-e et des étudiant-e-s. Ces modifications peuvent survenir au retour d’une grève, par exemple. Dans ce cas, la Commission des études peut se prononcer sur la validation des activités de formation du trimestre et les consignes de retour en classe.

    Comment se déroule la négociation?

    Après que l’enseignant-e ait présenté et expliqué son plan de cours et que des éclaircissements aient été apportés aux questions des étudiant-e-s, vient la période où ces dernières et ces derniers doivent s’entendre sur le déroulement de leur cours et ses modalités d’évaluation.

    L’enseignant-e est invité-e à quitter la salle de cours de façon à ce que l’ensemble des étudiant-e-s puisse discuter plus librement. Le groupe peut nommer une personne pour animer le débat et attribuer des tours de parole afin de structurer les discussions. Lorsque le groupe a fait un choix, par consensus ou par un vote formel, l’enseignant-e est invité-e à revenir dans la salle de cours et un-e porte-parole lui fait connaître les demandes du groupe. La négociation est alors ouverte.
    Même si certain-e-s enseignant-e-s peuvent faire preuve de réticences devant cet exercice, il ne faut pas hésiter à faire de véritables propositions ainsi qu’à les défendre légitimement durant la négociation. La conclusion de l’entente d’évaluation ne devrait pas se résumer à une simple intervention de l’enseignant-e demandant si une personne n’est pas d’accord avec le contenu de son plan de cours. Une discussion collective doit avoir lieu, même si elle n’aboutit à aucune modification. Il faut garder à l’esprit que cette entente influencera grandement le déroulement de la session, le rapport du ou de la professeur-e avec les étudiant-e-s et qu’elle constitue un droit de regard élémentaire sur l’enseignement qui sera fourni.

    Points importants – Aide mémoire

  • Si un examen fait partie des modalités d’évaluation, il ne peut équivaloir à plus de cinquante pour cent (50%) de la répartition des points accordés dans une session. Les autres éléments d’évaluation ne sont pas assujettis à cette disposition. Si l’évaluation porte sur un unique travail de trimestre, la production de ce travail doit donner lieu à plus d’une évaluation et à l’attribution d’une notation d’étape.
  • La charge de travail (en termes notamment de présence, d’études et de travaux à remettre) doit être raisonnable.
  • Il faut éviter toute obligation de se procurer du matériel coûteux et/ou plus ou moins lié au cours (ces frais afférents sont illégaux).
  • Il convient aussi de se renseigner sur les modalités de correction du français, à savoir si elles correspondent bel et bien à la politique départementale en la matière.
  • Il est possible de rejeter la notation de la présence en classe : elle n’est en aucun cas obligatoire.
  • Le règlement 5 des études de premier cycle permet les travaux en équipe. Dans ce cas, l’entente d’évaluation doit spécifier quels éléments et quels aspects du travail se feront en équipe, quelle proportion de l’évaluation ira à chacun et à chacune, le nombre de membres d’une équipe, son fonctionnement, l’encadrement que lui fournira l’enseignant-e ou l’assistant-e.
  • Dans l’échéancier du cours, il est utile de prévoir que les dates de remise des travaux et des examens corrigés ne soient pas trop tardives, pour permettre des réajustements par la suite, si nécessaire (par exemple, avant la date limite d’abandon des cours sans mention d’échec si l’examen intra vous a causé de mauvaises surprises). Nous devons également prévoir les dates de dépôt des questions dans le cadre des examens dits « maison ».
  • Enfin, en cas de litige relatif à une entente d’évaluation, litige pouvant toucher l’établissement de cette entente, sa modification ou son interprétation, le dossier est transmis par la direction du programme concerné à la direction du département dont relève le cours. La directrice ou le directeur du département tranche le litige. Les conseils académiques se dotent d’une procédure d’appel en cas de litige. La décision prise à cette étape est finale.