Gaz de schiste: Appel urgent à la mobilisation!

Qu’on se le dise franchement: “on est en train de s’en faire passer une”

Le presque moratoire sur le gaz de schiste est une stratégie politique pour calmer l’opinion publique et servir l’industrie gazière au détriment de l’intérêt des citoyens.

Samedi le 18 juin, il est important que nous soyons des milliers de citoyens et citoyennes rassemblés pour imposer le respect. Que la démocratie se manifeste pour dire au gouvernement et à l’industrie:

C’est à nous de décider: On ne va pas se laisser forer!

Rassemblement : samedi 18 juin à 14 heures à Montréal
sur René-Lévesque, coin St-Urbain
face de l’Édifice d’Hydro-Québec (Carte) – Métro Place des Arts
Départ de la marche : 14:30

Nous exigeons
– L’interdiction immédiate de toute nouvelle opération de fracturation
– Un Comité d’Évaluation Environnementale Stratégique modifié, représentatif et crédible
-Un processus d’étude rigoureux, public et transparent

S.V.P – Transférez ce message à vos contacts!

Renseignements: http://manif18juin.blogspot.com/
L’événement sur Facebook (et possibilités de covoiturage) : http://goo.gl/sdb2R

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Nous devons de toute urgence pour faire reculer le gouvernement dans le dossier du gaz de schiste! C’est pourquoi il est impératif de prendre massivement la rue le 18 juin prochain! Il en va de notre avenir à tous … Suite à la publication du rapport du BAPE, plusieurs nouvelles études ont démontré plus que jamais l’urgence d’interdire la fracturation au Québec et de mettre en place un véritable processus d’Évaluation Environnementale Stratégique(ÉES) rigoureux, public et transparent. L’ÉES devrait être réalisée par un comité dont les membres sont représentatifs et crédibles. Voici d’ailleurs quelques articles révélateurs à ce sujet :

Gaz de schiste: une filière écologique et profitable pour le Québec?
Institut de recherche et d’informations socio-économiques – Février 2011
http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/gaz_de_schiste_une_filiere_ecologique.pdf
En 2010, le gouvernement québécois et l’industrie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergétique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’infrastructures publiques allouées à l’industrie. // La suite

La démocratie a besoin de nous
Le Devoir, mai 2011
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/323394/libre-opinion-la-democratie-a-besoin-de-nous
L’annonce de la composition du Comité de l’évaluation environnementale stratégique (EES) recommandé par le BAPE confirme maintenant nos craintes. Le «presque moratoire» annoncé aura servi d’écran de fumée, le temps de ralentir les ardeurs de l’opinion publique et de permettre à l’industrie du gaz de schiste de procéder, sous couvert de recherche scientifique. (…) On a tenté de nous rassurer en prétendant encadrer l’industrie. Mais, nous le constatons dans nos villages, l’industrie est déjà à l’oeuvre. J’en suis témoin sur place avec d’autres, les préparations sont en cours comme si les jeux étaient faits. Au coeur de ce débat entre l’industrie et les écologistes, il y a les citoyens. Dont je suis. Aujourd’hui, après ces mois d’engagements et de débats, je me sens floué. Et j’en appelle à la solidarité. // La suite

Le gaz de schiste contaminerait l’eau potable selon une étude américaine
SRC, Mai 2011
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2011/05/09/005-gaz-schiste-eau.shtml
Plus on est près d’un puits de gaz de schiste, plus les risques sont grands que la nappe phréatique soit contaminée par du gaz naturel. Voilà la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs de l’Université Duke, en Caroline du Nord. Leur étude, intitulée «Methane contamination of drinking water accompanying gas-well drilling and hydraulic fracturing», paraît lundi dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Les chercheurs ont analysé la teneur en méthane (le gaz naturel est composé de méthane à plus de 80%) dans 60 puits d’eau potable en Pennsylvanie et dans l’État de New York. Ils ont séparé leur échantillon en deux : 34 puits situés à une distance supérieure à un kilomètre d’un site d’extraction de gaz de schiste et 26 puits situés plus près, dans un rayon de moins d’un kilomètre. // La suite
Scientific Study Links Flammable Drinking Water to Fracking
ProPublica, mai 2011 – http://www.propublica.org/article/scientific-study-links-flammable-drinking-water-to-fracking/single#republish
Methane contamination of drinking water accompanying gas-well drilling and hydraulic fracturing
Duke University, Janvier 2011 – http://www.propublica.org/documents/item/methane-contamination-of-drinking-water-accompanying-gas-well-drilling

Gaz de schiste et radioactivité: le laissez-faire américain
L’Actualité, Mars 2011
http://www2.lactualite.com/valerie-borde/2011-03-01/gaz-de-schiste-et-radioactivite-le-laissez-faire-americain/
Après avoir épluché 30 000 pages de documents sur l’exploitation du gaz de schiste, des journalistes du New York Times ont découvert que les autorités américaines ont fait bien peu de cas du niveau alarmant de radioactivité présent dans les eaux usées rejetées par les compagnies qui exploitent le shale de Marcellus. Le New York Times dévoile notamment un document de l’EPA qui révèle que les eaux usées d’un des puits analysé présente une radioactivité alpha brute de 3420 picocurie par litre, soit 126 becquerels par litre. C’est beaucoup plus que les 15 picocuries par litre autorisés dans l’eau potable par l’EPA aux États-Unis, ou que la norme de 0,5 Bq/l recommandée par l’OMS et appliquée au Canada. // La suite

L’exploitation contribue au smog
La Presse, Janvier 2011
Loin d’être ponctuelle et locale, la pollution attribuable à l’exploitation du gaz de schiste a des effets régionaux et durables, selon l’une des premières études sur le sujet, publiée récemment aux États-Unis. Cette étude a été réalisée pour tenter de prédire les impacts sur la qualité de l’air de la mise en exploitation du gisement Haynesville, qui se situe dans le nord-est du Texas et le nord-ouest de la Louisiane. L’étude ne porte donc pas sur la pollution observée, mais sur une projection basée sur différents scénarios d’exploitation. Les chercheurs ont estimé l’impact de la pollution produite par la machinerie utilisée pour le forage et la fracturation et par d’autres équipements, comme les compresseurs. L’étude ne tient pas compte des émanations produites par les bassins de remisage des eaux de fracturation. // La suite

L’exploration de gaz de schiste provoque des séismes en Grande-Bretagne
SRC, juin 2011
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2011/06/01/010-gaz-schiste-seisme.shtml
La compagnie Cuadrilla Resources a suspendu ses activités d’exploration de gaz de schiste près de Blackpool, dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, parce que ces activités provoquaient des séismes. Cuadrilla Resources utilisait la technique de fracturation hydraulique, une méthode qui consiste à projeter à haute pression une mixture d’eau, de sable et de produits chimiques pour faire sortir le gaz de la pierre. Au moment même où Cuadrilla recourait à la fracturation, le British Geological Survey, le centre britannique des tremblements de terre, enregistrait des séismes de magnitude 2,3, le mois dernier, et de magnitude 1,5, la semaine dernière. Ces tremblements de terre seraient directement liés à la fracturation hydraulique, selon les experts du centre, pour qui ce lien de causalité « est bien connu ». // La suite

Les gaz de schiste plus polluants que le charbon
Le Devoir, avril 2011
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/320923/selon-une-etude-sur-les-emissions-de-ges-les-gaz-de-schiste-plus-polluants-que-le-charbon?utm_source=infolettre-2011-04-12&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
Une étude de l’Université Cornell, sur le point d’être publiée dans la revue scientifique Climatic Change, estime que l’impact des gaz de schiste sur le réchauffement du climat pourrait dépasser de 20 % celui du charbon. C’est une fuite sur le site Internet TheHill, un journal parlementaire des États-Unis, qui a permis de rendre public le texte préliminaire préparé par l’équipe du professeur Robert W. Howarth. // La suite

Bond de 5% des GES en deux ans
Le Devoir, mai 2011
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/324445/bond-de-5-des-ges-en-deux-ans
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) constate dans un rapport publié hier que les augmentations de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 5 % en deux ans sur la planète, malgré un contexte de faible relance économique. (…) Selon le chef économiste de l’AEI, deux raisons principales expliquent l’échec de la communauté internationale à réduire ses émissions de GES. D’abord, dit-il, «les grandes nations émettrices n’envisagent pas sérieusement de réduire leurs émissions. Et deuxièmement, la révolution des gaz de schiste menace la viabilité des projets d’énergies vertes partout sur la planète», car elle offre aux producteurs d’énergie une solution plus économique, mais néanmoins plus riche en GES que les énergies vertes que l’on était sur le point d’adopter, comme les économies d’énergie, l’éolien, la géothermie, l’énergie des mers, le solaire, etc. // La suite

Gaz de schiste: rapport accablant du commissaire au développement durable
Le Devoir, Mars 2011
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/319968/gaz-de-schiste-rapport-accablant-du-commissaire-au-developpement-durable
Le commissaire au développement durable dresse un portrait accablant de la gestion gouvernementale dans le dossier des gaz de schiste. Dans un rapport détaillé, déposé à l’Assemblée nationale, le commissaire Jean Cinq-Mars ne se montre guère rassurant sur la façon dont le gouvernement Charest a géré ces dernières années son projet visant l’exploration et l’exploitation éventuelle des gaz de schiste au Québec. (…) Selon le commissaire Cinq-Mars, Québec, et au premier chef le ministère des Ressources naturelles, sous la gouverne de Nathalie Normandeau, a erré sur toute la ligne dans ce dossier. Surtout, il reproche à Québec d’avoir mis le doigt dans l’engrenage des gaz de schiste en 2007, alors qu’il aurait dû, dans un premier temps, faire la démonstration de la pertinence de développer cette filière, en termes de calcul de coûts-bénéfices pour la société, «ce qui n’a pas été fait», selon lui. Pourtant, «les travaux relatifs aux retombées économiques et aux redevances attendues ne permettent pas de démontrer de façon satisfaisante que les bénéfices sont supérieurs aux coûts pour la société québécoise», écrit-il. //La suite

L’évaluation environnementale stratégique: rigueur ou imposture?
Le Devoir, 1 juin 2011
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/324488/l-evaluation-environnementale-strategique-rigueur-ou-imposture
Le Collectif scientifique est vivement préoccupé par la direction que semble prendre l’évaluation environnementale stratégique (EES) commandée par le gouvernement du Québec en réponse à l’une des principales recommandations du BAPE sur le développement durable de l’industrie du gaz de schiste au Québec. Notre inquiétude tient d’abord à la composition du comité chargé de l’EES. (…) Le Collectif tient aussi à exprimer son étonnement devant l’absence de certaines compétences reconnues et indépendantes au sein du comité EES. En effet, dès l’appel de candidatures, le gouvernement avait exclu plusieurs champs de compétence qui auraient permis de mieux cerner de façon systémique et globale les enjeux liés au gaz de schiste et de statuer de façon plus rigoureuse sur la pertinence de son exploitation. Entre autres ont été écartées les contributions d’experts en politique énergétique, en économie, en comptabilité publique, en sociologie, en santé publique, en aménagement et agriculture et autres champs d’études. // La suite

Lobbyisme 101
Le Soleil, mai 2011
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201105/18/01-4400693-lobbyisme-101.php
Certains détracteurs auront beau pester contre «l’hystérie populaire» qui a entouré les premiers forages, espérons qu’ils auront l’humilité de reconnaître aujourd’hui que, sans cette levée de boucliers et cette mobilisation, on forerait et on fractionnerait allègrement. Et ce, avec la bénédiction d’un gouvernement qui continuerait de nous rassurer concernant l’expérience de ces industriels, la sécurité des techniques éprouvées et des produits utilisés, des contrôles étroits et de l’encadrement juridique adéquat de cette filière énergétique… En somme, tout le contraire de ce qui est ressorti des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et a été confirmé par le vérificateur général du Québec, à l’instar d’autres pays tels les États-Unis et la France qui ont pris leur distance face à ce «Klondike énergétique»… // La suite

Étude sur les gaz de schiste – Un exercice moins scientifique que «politique»
Le Devoir, mai 2011
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/324134/etude-sur-les-gaz-de-schiste-un-exercice-moins-scientifique-que-politique
L’évaluation environnementale stratégique (EES) que Québec a enclenchée pour déterminer s’il faut aller de l’avant avec la filière des gaz de schiste est en réalité moins un exercice scientifique qu’un «exercice politique et éducatif» qui permettra aux Québécois d’apprivoiser une industrie étrangère à leur culture, et à la «bureaucratie francophone» de se mettre à l’heure de cette technologie. C’est ce qu’affirmait aux actionnaires de Questerre, réunis à Olso en Norvège le 19 mai dernier, le président-directeur général de Questerre, Michael Binnion. // La suite

Pas trop tard pour redresser la barre!
Le Soleil, mai 2011
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201105/27/01-4403401-pas-trop-tard-pour-redresser-la-barre.php
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand, a rendu publics la semaine dernière la liste des membres et le mandat du comité qui sera chargé de réaliser l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur les gaz de schiste. Le déséquilibre dans la composition du comité et l’absence de consultation dans le processus de l’ÉES commandent un changement de cap de la part du gouvernement libéral. En effet, sur les onze personnes choisies, aucune ne représente un groupe environnemental ou un groupe citoyen alors que l’industrie gazière compte deux représentants inscrits comme lobbyistes pour Junex et Talisman Energy. Même parmi les universitaires, les liens avec l’industrie apparaissent préoccupants. // La suite