Guide de survie

Bienvenue à l’UQAM cher ou chère membre! Le présent guide t’est destiné.e. Il sera ton indéfectible compagnon pour t’acclimater à cette microsociété qu’est l’UQAM et survivre aux études universitaires en général! Tu y trouveras toute l’information nécessaire pour bien commencer tes études ainsi que les ressources pertinentes pour favoriser ton intégration dans la communauté étudiante uqamienne.

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Première bonne nouvelle : tu es maintenant membre de l’association facultaire étudiante de science politique de droit (AFESPED), une fantastique association étudiante facultaire!

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Deuxième bonne nouvelle : tu as maintenant un courriel UQAM. Active-le sur le etudier.uqam.ca/courriel-uqam et consulte-le fréquemment afin de ne pas manquer les informations que les différentes unités (enseignant.es, direction et assistance de programme, direction de l’UQAM, associations étudiantes) peuvent t’envoyer. Accessoirement, une consultation régulière permet aussi d’éviter que ta boîte courriel se retrouve inondée, ce qui a tendance à arriver assez vite quand on la néglige. Cet outil est véritablement indispensable à ta progression à l’UQAM, ne le néglige pas!

Guide de survie

Qu’est-ce que ton association facultaire et à quoi sert-elle ?

L’association facultaire étudiante de science politique et de droit (AFESPED) est l’organe politique qui s’occupe de la défense des droits de tout.es les étudiant.es de la faculté de science politique et droit, tant au niveau interne de l’UQAM qu’au niveau national.

L’AFESPED est donc l’association chargée de te représenter sur tous les sujets qui peuvent intéresser collectivement les étudiant.es de la faculté. Ainsi, du droit à l’éducation au traitement des griefs académiques, ouencore la représentation de l’association sur les instances de l’UQAM pour traiter de questions locales, l’AFESPED est présente pour défendre et promouvoir les intérêts de l’ensemble des étudiant.es de la faculté.

Dans sa structure organisationnelle et décisionnelle, et ce, depuis sa fondation, l’AFESPED se donne à tout moment un devoir de transparence ainsi que de respect et de promotion des principes de démocratie directe et de justice sociale. Ces principes ne pourraient être réalisés sans la participation et le soutien des membres de l’association.

Ainsi, les étudiant.es membres de l’AFESPED sont les acteurs et actrices chargé.es de décider des orientations prises par l’association. Ne manque pas cette chance de t’impliquer et d’influer sur tes conditions d’études et de vie!

N’oublie pas de surveiller le site internet de l’association (www.afesped.org), sa page Facebook (www.facebook.com/
afesped/), le courriel UQAM et les affiches, un peu partout sur le campus, pour ne pas rater les assemblées générales ainsi que les autres activités organisées par l’AFESPED.

En dehors de son rôle politique, l’AFESPED offre également une gamme de services diversifiés à ses membres tels qu’un local, des subventions, une assurance collective, du soutien en cas de conflit académique, etc.

Différences entre les associations étudiantes modulaires et facultaires

Tu n’es pas seulement membre de l’AFESPED, mais également d’une association de programme (aussi appelée association
modulaire). Ainsi, tu es membre de deux associations étudiantes!

À l’UQAM, la structure académique fait en sorte que tu es représenté.e en tant qu’étudiant.e à différents niveaux décisionnels.

Ton association facultaire, l’AFESPED, te représente au niveau national ainsi que dans toutes les instances uqamiennes où
les étudiant.es sont appelé.es à siéger pour déterminer les orientations prises par l’université et ses différentes composantes, ainsi qu’au sein de la faculté. Il existe sept associations facultaires à l’UQAM, soit une par faculté ou école.

À l’inverse, ton association de programmation est une plus petite association te représentant uniquement à l’échelle de ton programme d’étude. Les associations de programmation, ou modulaires, élit les déglégué.es qui te représentent notamment sur les comités d’orientation de programme (COP) chargés de définir les grandes lignes des programmes d’études. En tant que telles, les associations modulaires sont souvent moins politiques et plus «sociales» que les associations facultaires auxquelles il incombe les fonctions de représentation politique (à l’UQAM et ailleurs). Elles sont donc ainsi en général un peu plus conviviales. Les associations facultaires ne sont pas des fédérations d’associations modulaires. Ainsi, tu peux être membre des deux sans que cela pose de problème. Il est à noter que la souveraineté de l’association facultaire ne peut pas être remise en cause par une association modulaire puisque les deux sont distinctes et que l’association facultaire représente l’ensemble des membres de la faculté et non seulement un programme.

Instances de l’AFESPED

Comme nous l’avons vu précédemment, l’AFESPED a pour principe fondamental de favoriser et promouvoir la démocratie directe dans ses prises de position politiques et ses actions. Ainsi, ce sont les membres, réuni.es en assemblée générale, qui dictent au comité exécutif les lignes à suivre, et parfois, qui les exécutent directement, et non un exécutif seul qui décide des orientations
politiques.

L’instance la plus importante pour la prise des décisions au sein de l’association est sans aucun doute l’assemblée générale.

Assemblée générale

En effet, toutes les décisions primordiales pour l’association sont prises en assemblée générale. Il s’agit de l’instance privilégiée pendant laquelle tu peux, en tant qu’étudiant.e, directement influencer les orientations générales, les actions politiques et l’allocation des ressources financières de l’association. Les principales assemblées générales sont normalement tenues au début des sessions universitaires afin d’adopter le budget de l’AFESPED, les revendications politiques et académiques ainsi que le plan d’action pour la session. Une dernière assemblée est généralement tenue à la fin de l’année afin de tenir les élections. D’autres assemblées sont fréquemment convoquées par le conseil exécutif.

Il est donc particulièrement important, en tant que membre, de participer à ces assemblées. Si ces instances peuvent parfois paraître lourdes, n’oublie jamais qu’elles sont là pour te permettre de participer au processus décisionnel de l’association et à la défense de tes droits.

Conseil exécutif

Le conseil exécutif a pour fonction d’exécuter les mandats que lui confère l’assemblée générale, de gérer les affaires courantes de l’association et d’agir à titre de délégué auprès des différentes instances sur lesquelles les étudiant.es sont présent.es. Il comporte
les huit postes réguliers suivants:

-La coordination générale, qui s’occupe de coordonner l’exécutif et de gérer sa logistique interne;
-Le secrétariat général, qui veille à la convocation des instances de l’AFESPED et au respect de ses obligations légales;
-La trésorerie, qui veille sur la gestion des fonds et du budget de l’association;
-Le ou la responsable aux affaires académiques, qui assiste les membres dans la résolution de conflits académiques, et coordonne les divers dossiers de nature pédagogiques;
-Le ou la responsable aux affaires externes, qui maintient le lien entre l’AFESPED et les diverses organisations syndicales, communautaires ou étudiantes hors de l’UQAM;
-Le ou la responsable aux affaires internes, qui assure la communication entre l’AFESPED et ses associations modulaires;
-Le ou la responsable aux communications et à l’information, qui assure la communication entre l’exécutif de l’AFESPED et ses membres, et veille à diffuser ses activités.
-Le ou la responsable à la mobilisation, qui veille à la coordination des activités de mobilisation et d’assurer la communication entre l’exécutif et le comité de mobilisation.
De plus, l’exécutif peut comporter un nombre variable de représentant.es modulaires, advenant le cas où certains programmes ne seraient pas représentés au sein de l’exécutif.

Finalement, chaque poste (à l’exception de la coordination et de la trésorerie) peut être associé d’un.e adjoint.e, chargé.e d’assister la personne exécutante dans ses tâches. La fonction d’adjoint.e est une occasion de s’initier au fonctionnement interne de l’AFESPED pour les nouveaux et nouvelles militant.es, sans assumer dès le départ toutes les responsabilités d’un poste.

Comité intermodulaire

Le comité intermodulaire est une instance de concertation entre les associations modulaires de la faculté de science politique et droit et le conseil exécutif de l’AFESPED. Elle est notamment responsable de l’attribution des subventions de l’association et
détient aussi certains pouvoirs afin d’assurer le rôle d’instance intermédiaire entre les assemblées générales.

Comité de mobilisation

Le comité de mobilisation est une structure ouverte intermédiaire entre l’assemblée générale et le conseil exécutif de l’association. L’ensemble des membres de l’AFESPED peut y participer et y proposer des actions. Sa structure flexible et ouverte permet l’intégration de toutes et de tous lors des actions et des mobilisations en lien avec les positions de l’association. Ainsi, si tu désires
t’impliquer, sans nécessairement être exécutant.e, le comité de mobilisation est une instance toute désignée pour toi. Surveille tes courriers UQAM et les affiches de l’AFESPED afin de connaître les dates des rencontres du comité.

Permanence

L’AFESPED compte sur une employée rémunérée, ayant pour tâche de maintenir une permanence au bureau pour aider les membres, d’appuyer l’exécutif dans son travail et de gérer les tâches administratives de l’association.

Pour toutes questions relatives à l’AFESPED, tu peux consulter la permanence au local J-M775, l’appeler au 514-987-3000 poste 2632, ou encore lui envoyer un courriel à afesped@uqam.ca.

Associations modulaires

Comme nous l’avons vu précédemment, tous et toutes les étudiant.es membres de l’AFESPED (ton association facultaire) sont également membres d’une association modulaire. Elles sont au nombre de quatre: l’association étudiante modulaire de science politique (AEMSP), l’association des étudiant.es en droit (AED), l’association des baccalauréats interdisciplinaires des champs d’études politiques (ABICEP) et l’association étudiante des cycles supérieurs en science politique et droit (AECSSPD).

Tu peux trouver l’ensemble de leurs coordonnées répertoriées dans le bottin à la fin de ce guide. N’hésite pas à les contacter si tu as la moindre question concernant ton programme ou les activités étudiantes au sein de ton module!

La charte de l’AFESPED

La charte de l’AFESPED (aussi appelée «Règlements généraux») constitue le document législatif régissant les activités et les prises de décision au sein de l’association. À cet égard, la charte statue notamment sur la composition et le fonctionnement des différentes structures décisionnelles de l’AFESPED («instances»); sur les règles de réunion et de tenue de l’assemblée générale; sur les conditions d’attribution des subventions; sur le fonctionnement du conseil exécutif, etc.

En somme, et ce, à l’image de la constitution d’un pays, la charte est le document de référence concernant les structures et le fonctionnement de l’AFESPED.

À RETENIR :

En tout temps, notamment pour les assemblées générales, assure-toi d’avoir une copie de la charte à portée de main afin de bien saisir les règles de procédures et d’ainsi être en mesure de bien participer aux discussions et aux débats! La charte est disponible sur le site Internet de l’AFESPED et des copies du document sont distribuées à l’entrée des assemblées générales.

Par ailleurs, si tu n’es pas certain.e de comprendre le fonctionnement ou que tu as des questions au sujet de l’interprétation à faire de la charte ou des procédures, n’hésite jamais à interroger un.e exécutant.e de l’association pour obtenir des éclaircissements ou des explications.

L’AFESPED fonctionne selon un principe de démocratie directe dans le but de répondre aux intérêts de ses membres. En effet, l’implication de tou.tes est privilégiée dans le processus décisionnel.

L’assemblée générale est ainsi conçue afin que l’expression de la démocratie directe soit possible. Il s’agit du lieu où les décisions importantes pour les membres et l’association sont prises.

Pourquoi la démocratie directe en milieu étudiant ?

Contrairement au fonctionnement d’un système démocratique parlementaire, l’AFESPED n’a pas, à proprement parler, de représentant.e étudiant.e. Lorsque des questions importantes se posent à l’association, elles sont traitées au cours d’une assemblée générale à laquelle tous et toutes les membres peuvent participer et s’impliquer. La représentativité de l’assemblée générale vis-à-vis de l’ensemble des membres de l’association dépend donc directement de la présence de chacun.e.

Les avantages de ce mode de fonctionnement

D’une part, comme toutes les problématiques cruciales qui concernent l’AFESPED ou ses membres sont traitées en assemblée générale, les étudiant.es peuvent facilement s’informer des enjeux politiques qui concernent la condition étudiante. La démocratie
directe offre également une garantie de transparence quant à la gestion de l’association, qu’il soit question de son budget ou des positions défendues par les membres du conseil exécutif siégeant aux instances de l’UQAM et des associations nationales. Un tel système permet à n’importe quel.le membre qui le désire de s’exprimer publiquement sur un sujet concernant l’association, en ayant comme seul obstacle l’attente de son tour de parole durant l’assemblée générale.

D’autre part, une telle approche permet d’être beaucoup plus efficace lorsque vient le temps de se mobiliser. Comme les plans d’action sont le fruit d’un processus décisionnel collectif, chaque membre est directement interpellé.e dans la réalisation des actions qu’il ou elle a votées. En ce sens, une association étudiante réellement démocratique a beaucoup plus de facilité à organiser des actions politiques d’envergure avec ses membres qu’une association qui décide de son plan d’action en conseil exécutif.

L’assemblée générale est un moment fort de la démocratie. En effet, il s’agit d’un lieu de débats et d’autonomie politique qui invoque capacité d’organisation, d’action et de prise de parole. L’assemblée générale est un lieu public ouvert à tou.tes les membres. En ce sens, chacun.e est invité.e à y participer.

Les procédures

Pour qu’une assemblée fonctionne, des procédures sont indispensables. Celles-ci concernent spécifiquement le cadre et le
déroulement de l’assemblée générale. Même s’il n’est pas obligatoire de les connaître parfaitement pour intervenir, il est important de s’informer des principes de base concernant l’organisation des débats et des interventions. Il ne s’agit en aucun cas d’une façon de limiter ou de museler les débats par une réglementation à outrance, mais plutôt de favoriser l’expression de tou.tes, tout en évitant de s’enliser dans des discussions interminables.

Fonctionnement général

Ouverture

Afin de procéder à la tenue d’une assemblée générale, il est dans un premier temps nécessaire de proposer son ouverture. À cette fin, un.e membre doit se présenter au micro et soumettre l’ouverture de l’assemblée aux membres présent.es : «Je propose l’ouverture de l’assemblée générale». Cette proposition doit ensuite être appuyée par un.e autre membre.

Ordre du jour

À chaque assemblée, le conseil exécutif de l’association prévoit un ordre du jour en accord et en lien avec les enjeux ou les évènements susceptibles d’intéresser les membres. Cet ordre du jour apparaît lors de la convocation des assemblées générales par courriel, sur le site Internet de l’AFESPED et sur les affiches installées un peu partout dans l’UQAM. Avant que cet ordre du jour ne devienne officiellement celui de l’assemblée générale, il est possible de l’amender (soit d’ajouter, retirer ou modifier des
points, ainsi que d’en changer l’ordre) au tout début de l’assemblée. Une fois l’ordre du jour adopté par l’assemblée, celui-ci doit être rigoureusement respecté. Autrement dit, un sujet qui n’y figure pas ne pourra pas être abordé.

Animation de l’assemblée

En tout temps, l’assemblée est animée par un.e animateur.trice. Un.e secrétaire, responsable de la bonne tenue du procès-verbal, est aussi nommé.e au début de la réunion.

Le rôle de l’animation est principalement d’appliquer les règles de procédures, d’encadrer les débats et de s’assurer que les interventions se déroulent dans le respect.

Lors de l’assemblée, pour toute question ou intervention, il convient de s’adresser uniquement à l’animateur ou l’animatrice de l’assemblée. Il faut ainsi éviter d’interpeller directement une personne ou un groupe de personnes (exception faite du conseil exécutif de l’association).

Intervenir pendant une assemblée

Afin de favoriser l’harmonie des échanges, il est primordial de respecter les tours de parole de chacun.e.

À cette fin, toutes les interventions doivent être effectuées au micro. Le plus souvent, deux micros sont mis à la disposition des membres présent.es. Les tours de parole sont donnés en alternance au premier et au deuxième micro. Les étudiant.es qui en sont à leur premier tour de parole ont la priorité. Les tours de paroles sont aussi donnés en respectant le principe de l’alternance homme femme, c’est-à-dire que deux hommes ne peuvent parler à la suite de l’autre si une personne s’identifiant comme femme est dans la file d’attente pour un tour de micro. Cette mesure permet une représentation et une participation plus paritaire, car en règle générale, les micros sont plus souvent sollicités par les hommes.

Enfin, les tours de parole peuvent être limités si l’assemblée le décide: il est possible à tout moment pour un.e membre de faire une proposition visant à limiter les interventions à une durée définie. Si une telle proposition est adoptée, l’animation tiendra alors un compte de la durée des interventions, et mettra fin à celles qui excèdent la durée fixée.

Il est important de noter que sont jugées irrecevables toutes les interventions prenant la forme d’un procès d’intention (soit lorsqu’on présume des intentions ou des idées de quelqu’un.e, par exemple en disant quelque chose du genre: “On sait bien, si telle personne dit cela, c’est parce qu’elle pense ou veut une telle chose”), le dénigrement de personnes ou de groupes, ainsi que les propos haineux, sexistes ou racistes. Par ailleurs, sera qualifiée de «hors d’ordre» une intervention ne portant pas sur la proposition actuellement soumise à l’assemblée ou ne portant pas sur le point courant de l’ordre du jour.

Il est à noter que toutes les assemblées ne comportent pas nécessairement de micro. Auquel cas, l’animation prendra les tours de parole selon les mains levées par les membres.

Propositions et prises de décisions

En assemblée générale, les propositions sont traitées une par une. Une proposition a pour objectif que l’assemblée prenne position et rende une décision sur un sujet donné. Lorsqu’une proposition est formulée, et dûment appuyée, celle-ci appartient désormais à l’assemblée et est dite «soumise à l’assemblée». Toutes les interventions subséquentes doivent porter sur celle-ci.

Lorsqu’une proposition est soumise à l’assemblée, il existe trois choix possibles:
• proposer l’adoption;
• proposer le rejet;
• proposer un amendement. Cela consiste à proposer une ou des modifications à la proposition principale, que ce soit par ajout, retrait ou remplacement d’un élément. Il s’agit d’être clair.e et d’obtenir l’appui d’un.e autre membre. Si l’amendement est
adopté, on traite la proposition telle qu’amendée. Une fois dûment appuyé, l’amendement devient la proposition soumise à l’assemblée, en ce sens que tous les débats doivent porter sur celui-ci jusqu’à son adoption ou son rejet par l’assemblée. Un amendement ne peut transformer la proposition de manière à ce qu’elle devienne son contraire ou sa négation.

Il est aussi possible de modifier un amendement, tout comme une proposition, et ce, par le biais d’un sous-amendement. La procédure est ici plus complexe. Si l’amendement ou le sous-amendement est adopté, la proposition soumise à l’assemblée redevient l’amendement dit «sous-amendé» ou la proposition d’origine désormais modifiée.

Fait à noter : il n’est pas possible d’amender un sous-amendement, mais une proposition peut être amendée plus d’une fois.

Propositions privilégiées et règles particulières

Quelques exemples de propositions privilégiées (proposables en tout temps):

Proposition de plénière

Il est possible de suspendre les règles de procédures afin de parler plus librement d’un sujet donné en proposant une plénière d’un temps prédéterminé. Lors d’une plénière, aucune proposition ne peut être formulée. Cette manière de procéder a l’avantage d’offrir une plus grande latitude à l’assemblée vis-à-vis des sujets qui peuvent être abordés aux micros. Il est permis qu’une proposition de plénière porte sur la proposition actuellement soumise à l’assemblée. Dans un tel cas de figure, les interventions devront porter sur la proposition, mais dans son sens le plus large. En somme, la plénière vise à faciliter les débats sur un ensemble de sujets.

Question préalable

Il est permis de demander la question préalable lorsqu’un débat stagne et qu’il n’y a plus de nouveaux arguments ou que les mêmes arguments sont ressassés. La question préalable permet, si l’assemblée l’adopte aux deux tiers des voies (soit qu’il y a deux fois plus de votes en faveur que de votes contre), d’immédiatement soumettre aux voix (de passer au vote) la proposition pour laquelle la question préalable a été demandée. Il est nécessaire de patienter au moins cinq interventions avant de demander la question préalable, et celleci n’est pas sujette à débat: dès qu’elle est appuyée, elle est immédiatement mise aux voix.

Proposition de modification de la procédure de vote

La procédure de vote par défaut en assemblée générale est à main levée. Si tu désires que le vote ait lieu par voie
référendaire ou par scrutin secret séance tenante, il faut demander le scrutin secret (en précisant ses modalités) AVANT que
la proposition visée ne soit soumise aux voix. Pour ce faire, il s’agit d’intervenir en précisant que la proposition actuellement
soumise à l’assemblée ne devrait pas être votée à main levée, mais bien par scrutin secret.

Proposition de mise en dépôt

Il est possible de mettre en dépôt une proposition. La mise en dépôt consiste à reporter le débat et le vote sur la proposition présentement discutée, qui peut alors être ramenée plus tard dans l’assemblée, ou dans une assemblée subséquente. Cela est particulièrement pratique lorsque l’assemblée considère ne pas avoir assez d’information ou de temps pour tenir le débat sur une
proposition. Il est aussi possible de mettre en dépôt un ou des points à l’ordre du jour. Dernier détail important: une proposition qui, au moment du vote, recueille plus d’abstentions que de votes en faveur et contre réunis est automatiquement mise en dépôt.

Proposition de scission

Un.e membre peut demander à ce qu’une proposition soit divisée en plusieurs parties, qui seront ensuite débattues et votées séparément. Il est très important de préciser au moment de la proposition de scission comment serait divisée la proposition et l’ordre dans lequel ses parties seraient traitées. Il est à noter que ce type de proposition n’est pas sujette à débat.

Voter sur les propositions

Une proposition est votée lorsqu’il n’y a plus d’interventions aux micros ou lorsque la question préalable a été adoptée par l’assemblée. Une proposition est adoptée si elle obtient plus de votes en faveur que de votes contre. Les abstentions ne sont pas comptabilisées comme des votes contre.

Certaines propositions particulières, notamment la question préalable ou les modifications des statuts et règlements, doivent être adoptées à la majorité des deux tiers (au moins deux fois plus de votes en faveur que de votes contre, sans compter les abstentions).

Tu souhaites défendre le droit à l’éducation? Tu veux t’impliquer dans la vie politique à l’UQAM? Les décisions du gouvernement ou du rectorat te révoltent? Le comité de mobilisation est fait pour toi!

Le comité de mobilisation est une instance de l’AFESPED qui vise à regrouper les étudiant.es qui ont le désir de mettre en commun leurs énergies pour défendre le droit à l’éducation et les autres principes fondamentaux de l’association. Il s’agit d’un comité très ouvert: nul besoin d’être élu.e, ni d’être un.e expert.e de la mobilisation et des manifestations. L’objectif premier du comité de mobilisation est de faire participer le plus grand nombre de membres possible aux discussions et aux actions politiques de l’association. En ce sens, il suffit d’assister aux réunions du comité pour en faire partie et pour participer à l’élaboration de ses plans d’action.

Alors que le conseil exécutif fait le suivi des dossiers administratifs (les finances, la paperasse, les assemblées générales,
les instances, etc.), le comité de mobilisation peut se concentrer sur les affaires politiques de l’association. De plus, contrairement au conseil exécutif, le comité de mobilisation ne gère pas les affaires quotidiennes de l’AFESPED et il ne comporte aucun poste fixe. Les actions entreprises par le comité sont établies démocratiquement lors des réunions et la répartition des tâches se fait selon la capacité et la volonté de chaque participant.e.

En plus d’être un lieu de réflexion et de débat, le comité de mobilisation peut organiser une multitude d’activités telles
que :

– la publication de documents d’information sur des enjeux politiques;
– des débats et des conférences sur des sujets d’actualité;
– des tournées de classes et des séances d’information;
– des manifestations et des actions d’éclat pour attirer l’attention du public sur un enjeu particulier;
– toute autre activité mobilisatrice née de l’imagination des personnes qui s’y impliquent.

Ainsi, si tu souhaites participer à la vie politique de ton association facultaire, tu es le ou la bienvenu.e au comité de
mobilisation de l’AFESPED. N’hésite pas à venir faire un tour! Les réunions sont généralement annoncées via les
différents moyens de communication de l’association, que ce soit la page Facebook, le courrier UQAM ou les affiches placardées un peu partout.

Tel que mentionné dans le texte de présentation, outre sa fonction politique, l’AFESPED offre une gamme de services diversifiée à ses membres.

Local commun

L’AFESPED partage un local avec l’association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH). Ce local commun propose des commodités pouvant être utilisées par tous et toutes les membres. Un ordinateur, un téléphone et un four micro-ondes sont ainsi mis à disposition des étudiant.es.

Subventions

L’AFESPED offre également la possibilité de bénéficier de subventions pour des projets étudiants lors des sessions d’automne et d’hiver. Elles sont offertes à des groupes ou à des étudiant.es ayant le désir de réaliser des projets d’envergure ou spontanés, concordant avec les mandats de l’association.

Ainsi, si tu souhaites réaliser un documentaire sur les mouvements populaires en Algérie, organiser des ateliers collectifs de réparation de vélos, publier un zine pour sensibiliser les gens de ton quartier au transport d’hydrocarbures ou toute autre activité
d’intérêt collectif, passe nous voir!

De plus, l’AFESPED a mis en place une bourse pour les parents étudiants, dont la procédure de mise en candidature sera dévoilé au cours de l’hiver 2020.

La procédure

Afin de faire une demande de subvention, il s’agit dans un premier temps de remplir le formulaire de subvention de l’AFESPED. Celui-ci est disponible sur le site de l’assocation, afesped.org, à « Politique de subventions », sous l’onglet « Services ».

Le formulaire doit ensuite être déposé par courriel (afesped@uqam.ca) ou au local J-M775 auprès de la permanence de l’AFESPED. Le rôle de la permanence sera alors de contrôler la conformité de la demande et de suggérer, au besoin, des
conseils afin de favoriser son adoption. Toutes les demandes doivent être déposées au plus tard le 1er novembre à la session d’automne et le 1er mars à la session d’hiver. Les demandes soumises après cette date seront automatiquement rejetées.

Une fois la date limite de dépôt des demandes de subvention arrivée à échéance, les représentant.es des associations modulaires et le ou la responsable aux affaires internes de l’AFESPED se réunissent en comité intermodulaire (CIM) dans le but d’examiner en détail tous les projets et de décider des sommes à allouer (dans le respect du budget adopté en assemblée générale). Les requérant.es des projets sont ensuite contacté.es afin de leur faire part de la décision du CIM.

Il est important de noter que quel que soit le montant de la subvention accordée, un bilan financier prouvant que la subvention
a été utilisée de la façon expliquée dans la demande devra être déposé auprès de la permanence dans à la clôture du projet subventionné.

Régime d’assurances collectives

L’ensemble des membres de l’AFESPED est inscrit au régime collectif de soins de santé et dentaires de l’Alliance pour la
santé étudiante au Québec (ASEQ). Ce régime d’assurances collectives, créé afin de contribuer à protéger et à améliorer l’état de santé des étudiant.es tout au long de leurs études, est commun à tous les étudiant.es de l’UQAM et permet de bénéficier de prix intéressants, voire de la gratuité, sur certains traitements de santé (dents, lunettes, etc.)

Le coût annuel est sujet à de légères variations d’année en année, et la facture est divisée entre les sessions d’automne et d’hiver. Il est également possible de ne garder qu’un seul des deux régimes. Pour plus de détails sur les montants par session et par régime, consulte le site de l’ASEQ: www.santeetudiante.com.

Période de changement de couverture et d’annulation

Pour une modification ou un changement de couverture, les dates limites sont généralement de la mi-septembre à la mi-octobre pour la session d’automne, et de la mi-janvier à la mi-février pour la session d’hiver. Les dates exactes pour chaque session sont diffusées largement par courriel, via des affiches et des tracts ainsi que par la page Facebook. Il est à noter qu’il n’est pas possible de se retirer du régime à l’hiver pour les personnes couvertes durant la session d’automne.

Il est également important de noter qu’il n’est pas possible de retirer sa cotisation à l’AFESPED sans se retirer de l’ASEQ. Autrement dit, pour conserver son assurance, il est obligatoire de demeurer membre de l’AFESPED. Il est par contre possible de se retirer du régime de l’ASEQ tout en restant membre de l’association.

Demandes d’indemnisation

Les formulaires d’indemnisation requis doivent être envoyés à la compagnie d’assurances à l’adresse indiquée sur le formulaire. Cependant, ils peuvent aussi être envoyés ou déposés directement au bureau de l’ASEQ (DS-3105). Les formulaires sont disponibles sur les sites web et locaux de l’ASEQ. Il est également possible de soumettre des réclamations en ligne via l’application
disponible sur le site de l’ASEQ (aseq.ca).

Les demandes de règlement pour des soins de santé ou des soins dentaires doivent parvenir à la compagnie d’assurance dans les 90 jours suivant la fin de la période de couverture au cours de laquelle les frais sont engagés, ou la date de cessation de votre couverture si cette date est antérieure.

Pour connaître la procédure détaillée d’indemnisation ainsi que les formulaires relatifs aux soins dentaires, de santé, de la vision, l’indemnisation voyage, de décès ou de mutilation par accident, ou si tu es couvert.e par un autre régime et que tu souhaites jumeler les deux types de protection, consulte le site web de l’ASEQ.

Note:

Le traitement des demandes d’indemnisation accuse un certain retard pendant les premières semaines de la session d’automne, puisque l’assureur doit attendre de recevoir la liste complète des participant.es de l’institution. Pendant ce temps, il est quand même possible d’envoyer ses demandes, mais le remboursement ne sera posté qu’après la période d’interruption.

Étudiantes internationales et étudiants internationaux

Les étudiant.es étrangers et étrangères sont inscrit.es et facturé.es seulement pour la portion dentaire du régime. Toutefois, les étudiant.es qui changent de statut après la date limite de facturation et qui obtiennent la carte d’assurance maladie provinciale peuvent faire une demande d’inscription au régime de soins de santé en communiquant avec l’ASEQ.

ASEQ: Tél. : (514) 789-8725 ou : 1 855 535-3215

Activités académiques

Tiens-toi également au courant des activités académiques de la faculté afin de ne pas manquer les conférences organisées par l’AFESPED ou d’autres associations!

Pour plus d’informations sur les services de l’AFESPED, n’hésite pas à passer au bureau (J-M775) et à visiter le site Internet de l’association : afesped.org.

Située au centre-ville, l’UQAM se distingue par son caractère urbain. Seule université publique, laïque et francophone de Montréal depuis sa fondation en 1968, l’UQAM fait pourtant face à de nombreuses attaques du privé et du gouvernement. Outre certains
programmes qui lui sont uniques, l’université se distingue par son enseignement de qualité, dispensé par des enseignant.es reconnu.es dans leur domaine.

Comme toute institution, l’UQAM est dotée de structures administratives complexes. Les étudiant.es, autant nouveaux et nouvelles qu’ancien.nes, peuvent facilement se perdre dans les dédales bureaucratiques qui composent notre université.

Voici un résumé afin de mieux comprendre les différentes structures de l’UQAM. Pour lire l’intégralité des
règlements, si tu en as le courage, visite le www.instances.uqam.ca/reglements/titre.html.

Structures académiques

Facultés

Il existe six facultés à l’UQAM : celle des arts, celle d es l ang ues et communications, celle des sciences humaines, celle de science politique et droit, celle des sciences, celle des sciences de l’éducation; ainsi qu’une école : l’école des sciences de la gestion. Chaque faculté ou école est composée de différents départements et chaires de recherche. Un doyen ou une doyenne siège à la tête de chaque faculté et un conseil académique de la faculté (CAF) , une instance paritaire entre les étudiant.es et les professeur.es qui décide des orientations globales facultaires.

Départements

Les départements participent, en collaboration avec les comités de programme et la faculté, à l’élaboration et à l’évolution des programmes ainsi qu’à l’organisation de l’enseignement d’une discipline. Cette unité administrative se réfère généralement à une discipline et non pas à un programme en particulier.

Programmes

Il existe différents types de programmes (ex: sociologie, science politique, danse, musique, journalisme, etc.) au premier cycle (baccalauréat) et aux cycles supérieurs (maîtrise et doctorat). C’est à l’administration de ton programme que tu auras le plus souvent à te référer afin d’assurer le suivi de ton cheminement académique (équivalence de cours, évaluation, choix de cours, etc.). Il est possible de s’impliquer au plan académique en devenant membre d’un comité de programme. Les élections pour
ces postes se déroulent lors des assemblées générales de ton association étudiante modulaire.

Structures administratives

Voici un très bref aperçu de ces structures :

Registrariat

Le registrariat joue un rôle administratif de premier plan dans l’admission et l’inscription des étudiant.es. Ce service s’occupe du suivi administratif des dossiers étudiants et de l’émission de l’attestation d’études, du relevé d’inscription-facture, etc.
Local DS-R110, tél. (514) 987-3132.

Service des comptes étudiants

C’est auprès de ce service que doivent être payés les frais de scolarité.
Local DS-R110, tél. (514) 987-3132

Services à la vie étudiante (SVE)

Les SVE gèrent le bureau de l’Aide financière (prêts et bourses) ainsi qu’une multitude de services (insertion professionnelle, hébergement, étudiant.es étrangers et étrangères, étudiant.es en situation de handicap, soutien aux projets étudiants, etc.).

Les SVE sont aussi responsables des relations politiques et administratives avec les associations étudiantes facultaires et les  groupes étudiants agréés. Ils jouent en quelque sorte un rôle tampon entre la direction et les étudiant.es, notamment à travers le
comité de la vie étudiante (CVE). C’est par le CVE que la prise de décisions concernant les affaires liées aux services aux  étudiant.es se font. Pour de plus amples informations, consulte le site de l’UQAM : www.sve.uqam.ca.

Ombudsman/Ombudswoman

L’ombudsman/obudswoman est la personne qui reçoit les plaintes venant de membres de la communauté universitaire se considérant victimes d’abus, d’injustice ou de discrimination et qui ont épuisé les recours habituels. N’ayant qu’un pouvoir de recommandation, son impact et son action peuvent parfois être contestés.
Local B-2405, tél : 987-3151

Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement

Ce service est destiné à prévenir et à intervenir contre les cas de harcèlement au sein de l’Université. Si tu te considères victime de harcèlement, il convient de se référer à ce service afin d’obtenir de l’aide et éventuellement, réparation.

Les instances décisionnelles

Conseil d’administration (CA)

Instance suprême de l’université, le CA sanctionne les résolutions provenant de la commission des études, en plus de se pencher sur tous les aspects du fonctionnement de l’université. Le conseil d’administration détient un pouvoir important sur la gestion financière et le développement immobilier de l’UQAM. Il est composé de seize membres, dont le quart proviennent d’entreprises privées. Ces personnes sont censées gérer l’université au-delà de leurs intérêts particuliers. Malgré son important pouvoir décisionnel, le CA compte seulement deux représentant.es du corps étudiant, élu.es par leurs pairs, qui sont généralement proches des associations étudiantes.

Commission des études (CE)

La CE est composée de membres de la communauté universitaire (enseignant.es, étudiant.es, cadres, membres de la direction, vice-recteurs et vice-rectrices, doyen.nes, etc.) et a pour mandat de ratifier et d’adopter les décisions d’ordre académique à l’UQAM. Ainsi, c’est la CE qui autorise les changements dans les programmes d’études, les embauches d’enseignant.es, et qui procède à la création de nouveaux programmes, à la nomination de membres dans les facultés, etc. La commission des études
a également un grand rôle dans les situations de retour en classe après des grèves puisqu’elle négocie les modalités de ces retours.

Comité de la vie étudiante (CVE)

Composé d’une vingtaine de membres (dont un.e étudiant.e par faculté), le CVE adresse des recommandations au conseil d’administration de l’université quant aux enjeux et aux services alloués aux étudiant.es. Le comité donne son avis sur les priorités et le plan annuel d’activités des SVE, gère les groupes étudiants et agréés en plus d’être consulté au sujet des montants des frais afférents imposés pour financer ces services. En tant que tel, le CVE est également l’instance où peuvent se cristalliser les différentes politiques entre les associations étudiantes et l’administration de l’UQAM.

Une foule d’autres instances existe également à l’UQAM, d’ordre subalterne. Il est possible de trouver plus de renseignements sur le site du secrétariat des instances (www.instances.uqam.ca) ainsi qu’auprès de ton association étudiante.

Ententes d’évaluation

Il existe à l’UQAM une pratique démocratique, inscrite dans les règlements #5 et 8, exigeant qu’une entente soit conclue entre l’enseignant.e et les étudiant.es inscrit.es dans chaque groupe-cours sur les aspects suivants :
– le nombre et les échéances des évaluations;
– la pondération respective des contenus ou objets d’évaluation dans l’évaluation globale.

L’entente d’évaluation constitue un gain historique issu des premières luttes étudiantes visant à démocratiser l’enseignement. De fait, les étudiant.es de chaque groupe-cours ont le droit, mais aussi la responsabilité de s’entendre, avec l’enseignant.e, sur le déroulement du cours, la charge de travail demandée, les échéances et les modalités d’évaluation (cette entente doit toutefois
respecter les modalités et échéances déjà établies, lorsque s’effectue une évaluation commune à plusieurs groupes d’un même cours).

Objet de l’entente

Lors du premier cours, l’enseignant.e doit
déposer son plan de cours (syllabus) qui
devrait contenir :
– le sigle et le titre du cours ;
– le descripteur officiel du cours (résumant le contenu en quelques lignes) ;
– les objectifs proposés par l’enseignant.e ;
– le contenu des apprentissages (la matière enseignée) ;
– les modes d’évaluation des apprentissages (résumés de lecture, exposés, examens), le nombre de travaux à remettre, la pondération, les échéances, la forme d’évaluation (individuelle ou collective) ;
– les critères d’évaluation (qualité du français, capacité de travail en équipe, esprit critique, capacité de synthèse) ;
– les modalités d’organisation du cours (cours magistraux, laboratoires, séminaires, progression dans la matière).

En pratique, tous ces éléments peuvent être soumis à la discussion et intégrés dans l’entente d’évaluation. Cette entente doit être consignée et doit intervenir dans les deux semaines qui suivent le début officiel des cours (ou dans un laps de temps proportionnel s’il s’agit d’un cours à horaire spécial, par exemple un cours intensif). L’entente à laquelle souscrivent l’enseignant.e et la majorité des étudiant.es présent.es doit être signée par l’enseignant.e et par deux étudiant.es du groupe-cours qui agissent alors à titre de témoins.

IMPORTANT :

Assure-toi que le document final correspond à l’entente conclue verbalement! Il est important de s’assurer également que les étudiant.es qui signeront l’entente soient choisi.es à cette fin par le groupe-cours. Vérifie aussi que cette signature ait lieu en classe et non lors d’une pause ou après le cours. Il est par ailleurs suggéré de noter les modifications apportées au plan de cours afin d’assurer un suivi tout au long de la session et de faire respecter ladite entente. Celle-ci peut être modifiée en cours de session avec l’accord de l’enseignant.e et d’une majorité des deux tiers des étudiant.es. Cela peut-être utile au retour d’une grève, par exemple. Dans ce cas, la commission des études peut se prononcer sur la validation des activités de formation du trimestre et les consignes de retour en classe.

Déroulement de la négociation

Après que l’enseignant.e ait présenté et expliqué son plan de cours et que des éclaircissements aient été apportés aux questions de la classe, vient la période où les étudiant.es doivent s’entendre sur le déroulement de leur cours et ses modalités d’évaluation.

L’enseignant.e peut être invité.e à quitter la salle de cours de façon à ce que l’ensemble des étudiant.es puisse discuter plus librement. Le groupe peut nommer une personne pour animer le débat et attribuer des tours de parole afin de structurer les discussions. Lorsque le groupe a fait un choix, par consensus ou par un vote formel, l’enseignant.e est invité.e à réintégrer la salle de cours et un.e porte-parole lui fait connaître les demandes du groupe. La négociation est alors ouverte.

Même si certain.es enseignant.es peuvent faire preuve de réticence devant cet exercice, il ne faut pas hésiter à faire de véritables  propositions et à « tenir son bout » durant la négociation. La conclusion de l’entente d’évaluation ne doit pas non plus se résumer  à une simple intervention de l’enseignant.e demandant si une personne n’est pas d’accord avec le contenu de son plan de cours. Une discussion collective doit avoir lieu, même si elle n’aboutit à aucune modification. Il faut garder à l’esprit que cette entente influencera grandement le déroulement de la session et qu’elle constitue un droit de regard élémentaire sur l’enseignement qui sera fourni.

Points importants

Si un examen fait partie des modalités d’évaluation, il ne peut intervenir dans le résultat global pour plus de 50% de la note finale. Les autres éléments d’évaluation ne sont pas assujettis à cette disposition. Si l’évaluation porte sur un unique travail de trimestre, la production de ce travail doit donner lieu à plus d’une évaluation et à l’attribution d’une notation d’étape.

La charge de travail en termes de présence, d’études et de travaux à remettre doit être raisonnable.

Il faut éviter toute obligation de se procurer du matériel coûteux ou plus ou moins lié au cours.

Il convient aussi de se renseigner sur les modalités de correction du français, à savoir si elles correspondent bel et bien à la politique départementale en la matière.

Il est possible de rejeter la notation de la présence en classe : elle n’est en aucun cas obligatoire. Le règlement #5 des études de premier cycle permet les travaux en équipe. Dans ce cas, l’entente d’évaluation doit spécifier quels éléments et quels aspects du travail se feront en équipe, quelle proportion de l’évaluation ira à chacun et à chacune, le nombre de membres d’une équipe, son fonctionnement, l’encadrement que lui fournira l’enseignant.e ou l’assistant.e.

Dans l’échéancier du cours, il est utile de prévoir que les dates de remise des travaux et des examens corrigés ne soient pas trop  tardives, pour permettre des réajustements par la suite, si nécessaire (par exemple, avant la date limite d’abandon des cours sans mention d’échec si l’examen vous a causé de mauvaises surprises). On doit également prévoir les dates de dépôt des questions dans le cadre des examens «maison».

Enfin, en cas de litige relatif à une entente d’évaluation, pouvant toucher l’établissement de cette entente, sa modification ou son interprétation, le dossier est transmis par la direction du programme concerné à la direction du département dont relève le cours. La directrice, le directeur du département tranche le litige. Les conseils académiques se dotent d’une procédure d’appel dans ce cas. La décision prise à cette étape est finale.

Modification/révision de notes

Première étape : demande de MODIFICATION DE NOTE

Après avoir reçu la notation relative à un cours, il se peut, pour quelque raison que ce soit, que cette note te paraisse injustifiée. En cas d’insatisfaction, la première chose à faire est de communiquer avec l’enseignant.e concerné.e dans les plus brefs délais. S’il s’agit d’une simple erreur de transcription et/ou que l’enseignant.e consent à modifier la note, il est possible que les démarches se terminent à cette étape.

Si le problème n’est pas résolu après avoir rencontré l’enseignant.e, il convient de communiquer avec ton directeur ou ta directrice de programme qui rendra par la suite une décision. Le formulaire pour une demande de modification de note est disponible auprès de la direction de programme ou de département. La procédure à suivre est la suivante :

  1. Se présenter au département dont tu dépends et compléter les sections 1, 2 et 3 du formulaire SDU-100.
  2. La demande doit être étudiée par la, le professeur.e, ou la, le chargé.e de cours concernée par la demande de modification ou révision de note. Une réponse doit être présentée dans les dix jours ouvrables suivant la date où la demande a été soumise (section 4). La, le professeur.e, ou la, le chargé.e de cours doit déposer le formulaire signé au département.
  3. La directrice, le directeur de département contresigne le formulaire et en transmet toutes les copies au registrariat. Il est
    important de souligner qu’une personne a la possibilité de demander que soit modifiée une note qui lui a été attribuée uniquement dans les quarante jours ouvrables qui suivent la date officielle de la fin du trimestre pour les étudiants au premier cycle, et dans les trente jours ouvrables suivant la publication officielle du résultat par le registrariat pour les cycles supérieurs.

Deuxième étape : demande de RÉVISION DE NOTE

Une fois toutes ces démarches effectuées, si les résultats qui en découlent sont infructueux, il est possible de faire appel devant un comité de révision de note formé par la direction du département dont tu dépends.

Si tu souhaites obtenir encore plus d’information concernant le comité et sa composition exacte, tu peux contacter l’AFESPED.

À noter qu’il est très important, lors de tout ce processus, de conserver tous les échanges écrits avec l’enseignant.e et les directions de programme ou de département. La procédure à suivre est la suivante :

  1. Se présenter auprès du responsable de programme et compléter les sections 1, 2 et 3 du formulaire SDU-101. (section 1 et 2 dans le cas des deuxième et troisième cycles). Cette demande de révision doit être soumise dans le mois qui suit la réponse à la demande de modification de note. Les motifs de la demande doivent être présentés par écrit.
  2. La ou le responsable du programme doit faire parvenir le formulaire en entier (4 copies) à la directrice, ou au directeur du
    département impliqué qui doit ensuite former un comité de révision. Le comité de révision de note doit entreprendre la procédure de révision dans les vingt jours ouvrables suivant la date où la demande lui a été transmise.
  3. La directrice, le directeur du département, une fois la révision de note effectuée (i.e. la section 4 du formulaire), transmet le formulaire en entier au registrariat – dossiers universitaires, situé au local DS-5100.
  4. Le registrariat s’occupe alors de la transmission des copies du formulaire de demande de révision de note.
    Enfin, en cas de problème majeur (par exemple, un cas de discrimination grave), l’AFESPED peut te diriger vers l’ombudsman/obudswoman. Outre toutes les procédures ici abordées, il est aussi important de se reporter aux règlements
    académiques de l’UQAM. Les deux principaux sont le #5 et le #8, l’un pour les études de premier cycle et l’autre pour les études de cycles supérieurs. Ils sont disponibles sur le site web de l’UQAM à l’adresse suivante :
    www.instances.uqam.ca/reglements/titre.html.

Griefs

Bien que cela ne soit pas souhaitable, il est possible qu’au cours de ton parcours à l’UQAM tu sois victime d’une situation qui te semble injuste ou qui te brime dans l’exercice de tes droits et responsabilités. Afin de favoriser un règlement juste et équitable, il existe, entre autres recours, les griefs.

Le grief est un outil de défense des droits et intérêts des étudiant.es. Il consiste à adresser une plainte via son association étudiante facultaire afin de dénoncer une situation jugée problématique dans un cours ou avec un.e enseignant.e et d’essayer d’obtenir gain de cause. L’efficacité de cette mesure vient du fait que le grief, lorsque mené à terme, est inscrit au dossier de l’enseignant.e concerné.e. En revanche, il est important de souligner que le processus est confidentiel dans son intégralité.

Quelles sont les raisons qui peuvent motiver un grief?

Toutes formes de préjudices vécus durant un cours peuvent faire l’objet d’un grief. L’expérience démontre toutefois que certains problèmes sont plus récurrents que d’autres : corrections injustes, lacunes sérieuses dans l’enseignement (contenu ou forme), ou encore discriminations de natures diverses des enseignant.es envers un.e ou plusieurs étudiant.es. D’autres problèmes peuvent aussi être source de contentieux et mener au dépôt d’un grief : les absences répétées de l’enseignant.e, la redondance de débuts tardifs ou de fins prématurées d’un cours, l’absence de réponse ou réponse anormalement différée à une demande de modification de note, etc.. Bien sûr, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive. En cas de doute, il est important de contacter l’AFESPED afin de t’assurer que ta situation est bien susceptible d’aboutir à une procédure de grief.

Par ailleurs, de manière à prendre connaissance du «cadre juridique» dans lequel tu évolues, il convient de se référer aux règlements et politiques de l’UQAM ainsi qu’à la Charte des droits et des responsabilités des étudiant.es. Ces documents sont accessibles sur le site web du secrétariat des instances :
http://www.instances.uqam.ca/reglements/titre.html.

Comment déposer un grief?

Il est important de faire part le plus rapidement possible à l’AFESPED de la situation conflictuelle. Ton association sera alors en mesure d’examiner quels sont les recours internes (conventions collectives, protocoles, règlements, etc.) envisageables dans ton cas précis. Le rôle de l’AFESPED est d’identifier les ressources disponibles et t’aider à t’en prévaloir. Le traitement des plaintes
exige que celles-ci soient formulées par écrit, signées et déposées soit à la direction du programme, soit à la direction du département concerné. Des formulaires de grief sont disponibles au local de l’AFESPED.

Quel dénouement?

À la réception d’une plainte, la direction du programme ou du département compétent commence par en examiner la légitimité. Si la plainte paraît futile ou non conforme aux politiques et règlements en vigueur, la direction fermera le dossier après avoir informé par écrit l’étudiant.e des raisons de son refus d’intervenir. Il se peut que la décision paraisse injuste. Dans ce cas, il est toujours possible d’interpeller l’ombudsman/ombudswoman, une personne indépendante des structures de l’UQAM qui traite des dossiers ayant épuisé tous les recours internes.

Si la plainte est recevable, la direction concernée vérifie quel recours prévu par les règlements et les politiques institutionnels peut être mis en œuvre pour donner satisfaction à l’étudiant.e.

Bottin

Nous contacter

Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED)
Local : J-M775
Téléphone: 514-987-3000, poste 2632
Courriel: afesped@uqam.ca
Site web: afesped.org

Associations modulaires Association des baccalauréats interdisciplinaires des champs d’études politiques
(ABICEP) Local: A-2630
Téléphone: 514-987-3000, poste 1002
Courriel: abicep@uqam.ca
Site web: abicepweb.wordpress.com

Association des étudiant.es des cycles supérieurs en science politique et droit de l’UQAM (AECSSPD)
Local: A-3685
Courriel: aecsspd@gmail.com

Association des étudiant.es en droit (AED)
Local: W-2535
Téléphone: 514-987-3000, poste 4764
Courriel: aed@uqam.ca
Site web: droituqam.com

Association étudiante modulaire de science politique (AEMSP)
Local: A-2430
Téléphone: 514-987-4753
Courriel: aemsp@uqam.ca
Site web: aemspuqam.wordpress.com

Cafés étudiants

Café Aquin
Local: A-2245

Café Humani-thé
Local: SU-J1120

Café des Arts
Local: J-6170

Café Design
Local: DE-3250

Café Sain Fractal Local:
Local: SH-R380

Café Tasse-toi Local:
Local: DS-2589

Café le Philanthrope
Local: N-S110

Salon G
Local: A-M950

Groupes étudiants reconnus

BQAM – Atelier communautaire de réparation de vélo
Local: SH-R315
Téléphone: 514-987-3000, poste 8574
Courriel: atelierbqam@gmail.com
Site web: bqam.org

CSPE – Comité de soutien aux parents étudiant.es
Local: A-2515
Téléphone: 514-987-3000, poste 5669
Courriel: info@cspeuqam.ca
Site web: cspeuqam.wordpress.com

GRIP – Groupe de recherche d’intérêt public
Local: DS-3230
Téléphone: 514-987-3000, poste 4077
Courriel: gripuqam2013@gmail.com
Site web: gripuqam.org

Autres services

AFE- Aide financière aux études
Local: AB-4200 (1290, rue St-Denis)
Téléphone: 514-987-3135,
Courriel: aidefinanciere@uqam.ca
Site web: afe.gouv.qc.ca

ASEQ – Alliance pour la santé étudiante au Québec
Local: DS-3105
Téléphone: 514-987-3000, poste 808
Site web: aseq.ca

Registrariat
Local: DS-R110
Téléphone: 514-987-3132
Courriel: registrariat@uqam.ca
admission@uqam.ca

BIPH – Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement
Local: F-R060
Téléphone: 514-987-3000, poste 0886
Courriel: harcelement@uqam.ca

Ombudsman/ombudswoman
Local: B-2405
Téléphone: 514-987-3151
Courriel: ombudsman@uqam.ca

SVE – Services à la vie étudiante
Local: DS-2240
Téléphone: 514-987-3197
Courriel: sve@uqam.ca
Site web: sve.uqam.ca

SASESH – Service d’accueil et de soutien aux étudiant.es en situation de handicap
Local: AB-2300 (1290, rue St-Denis)
Téléphone: 514-987-3148
Courriel: situation.handicap@uqam.ca

Remerciements et crédits

Le guide que vous lisez a une longue histoire. Conçu initialement par le conseil exécutif 2011-2012 de l’AFESPED, il est tombé dans l’oubli, avant d’être remis au jour et adapté par l’exécutif 2016-2017 de l’AFESH, pour n’être remis à jour par l’exécutif de
l’AFESPED qu’à la session d’hiver 2020.

Pour l’édition originale

Tout d’abord, l’AFESPED adresse aux personnes qui ont réalisé la première édition de ce guide ses plus sincères remerciements:
À Benoît Lépine, Samuel Ragot et Alain Savard pour leur travail de rédaction;
À Samuel Ragot pour son travail de correction;
À Laurence Côté-Lebrun pour son travail de coordination;
À l’attachée à l’exécutif de l’AFESPED de l’époque, Céline Magontier, pour son travail de correction et de coordination;
À Patrick Véronneau, membre de l’AFESPED, pour son aide à la rédaction et à la correction des chapitres sur la charte et l’assemblée générale;
À Mathieu Delhorbe, le remarquable graphiste bénévole à qui ce guide doit sa qualité esthétique.

Pour l’adaptation afeshienne

Doit être aussi souligné le travail des personnes suivantes, qui ont rendu possible l’adaptation du guide aux besoins de l’AFESH:
Merci à Valérie Plante-Lévesque, pour avoir ressorti le guide de survie de l’AFESPED des limbes et donné l’idée d’en produire un pour l’AFESH, ainsi que pour sa contribution au travail d’adaptation du contenu;
Merci à Benoît Allard, pour sa participation à l’adaptation du contenu, la correction et la reconstitution de la mise en page.

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